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Grammaire Comparée des français d'Acadie et de Louisiane (GraCoFAL)

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Projektdauer: 2003-2008 (DFG-Förderung)
Projektleiterin: Prof. Dr. Ingrid Neumann-Holzschuh
Projektmitarbeiterinnen: Dr. Edith Szlezák, Julia Hennemann, Dr. Julia Mitko
 


deutsch

Ziel des von 2003-2008 von der Deutschen Forschungsgemeinschaft geförderten Projekts war die Erstellung einer vergleichenden Grammatik der Varietäten des Französischen in Nordamerika, wie sie seit dem 17. Jh. in den Atlantikprovinzen Kanadas (Neubraunschweig, Neuschottland) und seit dem 18. Jh. nicht zuletzt auch in Folge von Migrationen auch in Neufundland und Louisiana gesprochen werden. Auf der Basis verschiedener, zum Teil selbst erhobener Korpora aus den einzelnen Regionen wurde in Regensburg eine umfangreiche Datensammlung erstellt, die zum einen vergleichende sprachliche Daten zu allen relevanten Bereichen der Grammatik, zum anderen aber auch sprachhistorische und dialektologische Informationen enthält. Damit sind die Materialien der Grammaire Comparée des français d'Acadie et de Louisiane ohne Zweifel eine der umfangreichsten vergleichenden Datensammlungen zum nordamerikanischen Französisch und ein erster Baustein für eine vergleichende Grammatik aller Varietäten. Darüber hinaus erlauben die Daten auch Rückschlüsse auf das während der Kolonialzeit gesprochene Französisch sowie auf jene sprachinternen Entwicklungsprozesse, die das Französische durchläuft, wenn es jeglichem sprachnormativen Einfluss entzogen ist.


Mit der Regensburger Datensammlung steht aber nicht nur erstmals ein umfangreiches Instrumentarium zur grammatischen Beschreibung ausgewählter Varietäten des nordamerikanischen Französisch zur Verfügung, die Daten ermöglichen auch genauere Einsichten in das Verhältnis der Varietäten zueinander. Es zeigt sich, dass sich der Varietätenraum des Akadischen als ein „diskontinuierliches Kontinuum“, also ein komplexes Ensemble von Kontinuitäten und Diskontinuitäten darstellt, wobei die zu beobachtenden Diskontinuitäten unterschiedliche Gründe haben und auch unterschiedlich auf der Zeitschiene zu positionieren sind. Neben bestimmten kontaktlinguistisch bedingten Sonderentwicklungen, die vor allem in Louisiana von Anfang an eine ausgeprägte Dialektnivellierung zur Folge hatten (hier stand das Akadische von jeher in Kontakt mit anderen Varietäten des Französischen), müssen weitere, durch endogenen Sprachwandel aber auch durch Sprachverfall ausgelöste Sprachwandelprozesse berücksichtigt werden. Als wichtigstes Ergebnis dürfte sich hier neben dem bereits bekannten Konservatismus des Akadischen von Neuschottland (nur in Neuschottland sind heute noch Phänomene wie der subjonctif de l‘imparfait, das passé simple oder der Negator point belegt) vor allem die Neubewertung des Französischen in Louisiana erweisen. Das français louisianais enthält zwar durchaus akadische Elemente, diese sind jedoch oft regional begrenzt bzw. existieren neben der jeweiligen standardsprachlichen Form. Ohne Zweifel ist das français louisianais anders als die anderen Varietäten des Akadischen das Produkt eines Nivellierungsprozesses, in dessen Verlauf es zu einem sprachlichen Ausgleich zwischen den verschiedenen, im kolonialen Louisiana gesprochenen Varietäten des Französischen kam.


Wenngleich die gemeinsame sprachliche Basis mit dem akadischen Französisch bei einigen Phänomenen durchaus noch zu erkennen ist, kann das français louisianais  rein sprachlich nur bedingt als zum akadischen Varietätenraum zugehörig betrachtet werden. Die Bezeichnung français cadien ist von daher trügerisch. Das Akadische vor der Deportation ist dabei aber nicht nur für die linguistisch interessante Frage nach einer „Acadia continua“ als Bezugspunkt von Bedeutung, sondern auch für das gegenwärtige Selbstverständnis der Akadier und der Cadiens, beruht doch das Gefühl für eine Kontinuität zwischen den akadischen Varietäten aus sprachidentitärer Sicht in erster Linie auf einer mehr oder weniger vagen Reminiszenz des gemeinsamen Ursprungs.

Der Aufbau der einzelnen Grammatikkapitel folgt im wesentlichen folgendem Muster: Nach einem Commentaire général, in dem auf die allgemeine Problematik der zu beschreibenden Kategorie eingegangen wird, folgt (in der Regel) eine Synopse der für die einzelnen Regionen erhobenen Formen, daran schließt sich eine Interpretation der Daten an, wobei auch historische und varietätenlinguistische Aspekte mit einbezogen werden.


français

Le projet soutenu de 2003 à 2008 par la société allemande de la recherche scientifique (DFG) avait pour but d’élaborer une grammaire comparée des variétés du français d’Amérique du Nord, telles qu’elles sont parlées depuis le 17ème siècle dans les provinces maritimes du Canada (Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Ecosse) et depuis le 18ème siècle, aussi suite à des migrations, également à Terre-Neuve et en Louisiane. Sur la base de différents corpus des régions concernées, en partie issus de recherches personnelles, une vaste collection de données a été élaborée à Ratisbonne. Elle contient d’une part des données de linguistique comparée de tous les domaines importants de la grammaire, d’autre part également des informations sur l’histoire de la langue et la dialectologie. Les matériaux de la Grammaire comparée des français d'Acadie et de Louisiane constituent ainsi sans nul doute une des plus grandes banques de données sur le français d’Amérique du Nord et un premier pas pour une grammaire comparée de toutes les variétés. De plus, les données permettent d’appréhender le français parlé à l’époque coloniale ainsi que les processus d’évolution que connaît le français lorsqu’il n’est plus soumis à aucune influence normative.

Néanmoins, la collection de données  de Ratisbonne ne constitue pas seulement un premier instrument d’envergure permettant la description grammaticale de variétés choisies du français d’Amérique du Nord ; elle permet également d’avoir une vision plus précise des relations qu’entretiennent ces variétés entre elles. Il en ressort que l’espace acadianophone constitue un « continuum discontinu », c’est-à-dire un ensemble complexe de continuités et de discontinuités, les discontinuités observées ayant toutefois des raisons diverses et se datant à différentes époques. Tandis que certaines évolutions particulières sont à attribuer à des contacts linguistiques qui ont eu pour conséquence, notamment en Louisiane, un fort nivellement de dialecte et ce, depuis toujours (l’acadien y a toujours été en contact avec d’autres variétés du français) d’autres évolutions doivent être attribuées à des changements linguistiques endogènes ou provoqués par le déclin de la langue.


Le résultat le plus important – mis à part le constat de conservatisme de l’acadien de Nouvelle-Ecosse déjà décrit (il n’y a qu’en Nouvelle-Ecosse que des phénomènes comme le subjonctif de l’imparfait, le passé simple ou la négation avec point soient encore en usage aujourd’hui) constitue la réévaluation du français de Louisiane. Le français louisianais comporte certes des éléments acadiens mais ceux-ci sont souvent limités géographiquement ou coexistent avec des formes linguistiques standard. Il ne fait aucun doute que le français louisianais, contrairement aux autres variétés de l’acadien, est le produit d’un procès de nivellement au cours duquel s’est réalisé un équilibre linguistique entre les différentes variétés du français parlées en Louisiane coloniale.
Même si la base linguistique commune avec le français acadien est tout à fait reconnaissable dans certains phénomènes, le français louisianais, d’un point de vue purement linguistique, ne peut être considéré que partiellement comme appartenant à l’espace acadianophone. Par conséquent, la désignation de français cadien est trompeuse. L’acadien d’avant la déportation n’est donc pas seulement important en tant que point de référence pour la question linguistiquement intéressante d’une « acadia continua » mais aussi pour l’identité propre des acadiens et des cadiens d’aujourd’hui car c’est sur le souvenir plus ou moins vague d’une origine commune que repose le sentiment d’une continuité entre les variétés acadiennes, d’un point de vue linguistico-identitaire.


L’élaboration de chaque chapitre de grammaire suit principalement le modèle suivant : après un « commentaire général » consacré à la problématique générale de la catégorie décrite, on trouve un synopsis des formes relevées dans les régions observées et enfin une interprétation des données comportant également des aspects historiques et de linguistique des variétés.



  1. Fakultät für Sprach-, Literatur- und Kulturwissenschaften

Romanistik

Prof. EM. Dr.

Ingrid
Neumann-Holzschuh

000 4164